O-hanami à la française

23 degrés à l’ombre… Ni trop chaud, ni trop froid… A l’ombre des cerisiers en fleurs du Parc des Sceaux… Une soixantaine de membres de la Yuai, français et japonais… De la nourriture et de la boisson plus qu’il n’en faut : que demander de plus ?

Ce dimanche a eu lieu le premier pique-nique de l’année de la Yuai Association. Lieu des festivités : le Parc de Sceaux, choisi pour ses cerisiers en fleur à perte de vue. Les branches croulaient sous les bouquets d’un rose si tendre qu’on en mangerait.

L’idée était d’imiter la tradition japonaise du o-hanami, la fête de la contemplation des cerisiers en fleurs (hana = fleur, miru = regarder). Même si cette année les japonais n’ont pas vraiment le cœur à la fête et ont quelque peu boudé leurs cerisiers, ils la célèbrent normalement entre mars et mai, selon la période de floraison.

Ce mois-ci, une bonne moitié des 79 jardins publics de Tokyo ont annulé les festivités et d’autres problèmes se rajoutent tels que les perturbations persistantes dans les transports publics. Le gouverneur conservateur de Tokyo (Ishihara Shintaro) a même lancé récemment : « Le fait que les cerisiers fleurissent n’implique pas de devoir boire et jacasser« . Malgré tout, beaucoup de japonais ne l’ont pas écouté, et ont ramené onigiri et bières sous les cerisiers pour se remonter le moral après les catastrophes subies par le pays. Et on les comprend…

Mais revenons-en à notre pique-nique.
A 12h, le Parc de Sceaux était déjà pris d’assaut. Heureusement, des éclaireurs nous ont devancé pour réserver « deux cerisiers » à l’ombre salvatrice. Nous manquions en revanche de nappes pour s’asseoir… Si bien qu’au début, tout le monde restait debout, par politesse, n’osant s’avachir précipitamment sur l’une des nappes au risque de passer pour un gros goujat sans éducation… !

Puis, lorsque les participants s’autorisèrent enfin à s’asseoir, parfois sur l’herbe humide, une bonne quarantaine de sacs plastique, tupperware, sachets papier alu et compagnie surgirent du néant, sous la vue de toute une armée d’affamés. Leurs yeux épièrent les plats afin de sélectionner leur proie… Puis vint le temps du grand massacre : pas de pitié, leur instinct animal prit le relais et à grands renforts de fourchettes en plastique, ils s’abattirent sur leur cible.

Quand les provisions commencèrent à manquer, certains s’installèrent pour la sieste… D’autres se munirent d’une raquette pour une petite partie de badminton, et de pêche au filet dans les cerisiers, lorsque ce dernier s’y coinçait. Les amateurs de cartes à jouer ont lancé quelques parties… On pouvait même trouver des joueurs de go. Quelques guitares ont surgi, ainsi que des sortes de jumbe, plus tardivement. La boisson coulait à flot, et ça se voyait dans les yeux des buveurs…

Quelques groupes de filles partaient régulièrement, soit disant pour une petite balade champêtre (dont le but officiel était de se diriger vers les toilettes, situées à l’autre bout du parc). Certaines se sont même perdues sur le chemin ! Si si ! Mais je ne citerai pas de nom (he non, ce n’est pas moi cette fois. Mais c’est bien tenté).

A 18h, les premiers départs… Le soleil tapait encore. Qui aura droit aux coups de soleil ? Je ne sais pas à quelle heure le parc fut déserté. Je sais en revanche qu’à partir de maintenant, les piques-niques sous les cerisiers (ou ailleurs) vont s’enchaîner, quasiment chaque dimanche !

Tenez-vous au courant sur la page facebook de la Yuai : ICI
Les non-membres peuvent venir s’incruster, afin de voir s’ils sont tentés d’intégrer notre petit groupe franco-japonais !

Accès libre, à condition d’amener de quoi boire et grignoter.

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La Yuai sur son 31

Foie gras et saumon, DDR et guitar hero, smoking et mini-jupes, un peu de musique et quelques jeux de société, voilà pour résumer la soirée du 31 décembre façon Yuai.

20h sonne au clocher. Le salon de Benoit commence à se remplir. Français et japonais à part égale, pas de jaloux, plus on est de fous et plus on rit. Par contre, ça manque un peu de garçons en cuisine ! Dans laquelle les filles se battent pour le seul grille-pain disponible, afin de faire chauffer les toasts. Ca étale, ça enduit et ça tartine, puis ça siffle un serveur ou deux pour amener le tout sur la table du living.

Bientôt la table est couverte de mini-toasts au foie gras, saumon fumé, tarama, œufs de lump et autres condiments à haute teneur calorique (mais on s’en fiche, car le 31 on mange que ce qu’on a envie). S’y rajoutent bientôt une belle collection de macarons et mignardises, et quelques onigiri qui disparaissent à la vitesse des rares éclairs au chocolat.

Armés de leurs assiettes et gobelets en plastique, les convives s’installent en tailleur sur la fragile moquette de Benoit (ou sur le canapé, pour les plus chanceux !). Et ça discute et ça bavarde, en français ou en japonais, ou un mélange (pas toujours savant) des deux. Les vieux de la vieille font connaissance avec les p’tits nouveaux, détendent l’atmosphère et mettent à l’aise tout le monde.

Bientôt, deux tapis de DDR (Dance Dance Revolution) font leur apparition au beau milieu du salon. Vous savez, ces tapis de jeux avec huit flèches multidirectionnelles, qu’il faut actionner en rythme et sans se tromper… Le maître des lieux lance la danse, suivi par quelques débutants curieux. Good, Perfect, good, boo, boo, failed !! Game over, try again…

Au fur et à mesure que la soirée progresse, la table se nettoie et Guitar hero remplace les tapis de DDR. Les morceaux s’enchaînent… Un groupe de chanteuses (plus un chanteur travestissant sa voix pour l’occasion) décide d’accompagner les joueurs, pour la chanson « Hotel California ». « Welcome to the Hotel California/Such a lovely place/Such a lovely place/Such a lovely face… »

Mine de rien, voilà minuit qui approche ! Benoit et Eugénie lâchent leurs guitares en plastique, et c’est parti pour la tournée des bisous et des « bonne annéééée » « ouais bonne année ! » « bonne année toi-même ! » et autres variantes. Ca y est, nous sommes en 2011 ! La fête peut vraiment commencer. On fait péter le champagne, distribution générale ! Ca trinque, cling cling, dans tous les sens.

Les DJs de la soirée branchent leur lecteur mp3 sur la sono, et quelques danseurs s’avancent sur la piste improvisée. Ils sont bientôt rejoints, de gré ou de force, par d’autres qui se prennent rapidement au jeu. C’est la folie sur le dance floor… ! Disco, Pop-rock, Latino, Zouk, Racaille-music, tout y passe…

Puis l’ambiance se calme, les danseurs désertent… La faute aux crêpes nutella-banane-chantilly, peut-être ? Peut-être bien. Mais la soirée n’est pas finie. Place aux jeux de société, jusqu’au petit jour. A 4h, quelques invités prennent congé. Une nouvelle série prend son envol vers 5h30, heure du premier métro… Et la suite, je ne la connais pas. Car je n’y étais plus ! Qui sait, ce qui s’est passé ensuite ? Mystère et boule de gomme.

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