Le grand chef prend le micro… suite !

DEUXIÈME PARTIE : l’association prend forme, et évolue…

Choko : La Yuai association a-t-elle beaucoup évolué, depuis ses débuts ?

L : Oui, beaucoup. En partie grâce à l’aide apportée par de nombreux bénévoles et stagiaires. Je remercie d’ailleurs Diane, pour avoir réinventé la charte graphique du site internet de l’association, et pour avoir créé le nouveau logo.

La principale évolution, c’est la création de 4 pôles d’activités bien distincts : pôle sportif, linguistique, culturel et aide et intégration.

Nous commençons aussi à travailler sur des manuels de langues, des guides gratuits à l’attention des japonais venant d’arriver en France.

Nous avons aussi mis en place des cours et des échanges linguistiques dans un restaurant de Paris, 5 jours par semaine, afin que les japonais puissent pratiquer leur français et vice versa.

Enfin, nous avons établi des partenariats avec d’autres associations pour faciliter les recherches de logement et d’emploi. Cette partie est encore à développer.

C : Combien l’association compte-t-elle de membres aujourd’hui ?

L : Nous avons une trentaine de membres français, et une vingtaine de membres japonais. Mais l’année ne fait que commencer !

C : Quelles sont tes ambitions, par rapport à la Yuai Association ?

L : J’aimerais vraiment que l’association dispose de ses propres locaux, afin de se transformer en un centre d’accueil pour les japonais en région parisienne. Ce centre pourrait également aider les français qui souhaitent partir au Japon, et vice versa.
Je souhaiterais aussi créer un partenariat avec des écoles japonaises, ce qui permettrait de faciliter les échanges entre étudiants français et japonais.

Sinon, l’association est ouverte à tout projet dont le but est de promouvoir la culture française au Japon, et la culture japonaise en France.

Si des lecteurs ont des idées allant dans ce sens, ou souhaitent s’investir dans l’association, qu’ils n’hésitent pas à me contacter ! (via le site www.yuai.fr) J’espère qu’ensemble, nous pourrons créer quelque chose ayant un réel impact sur la vie des japonais qui se joignent à nous, que ce soit pour une courte ou une longue durée.

Ganbarimashou !

Le grand chef prend le micro !

Lucy Saint-Val, la créatrice et présidente de la Yuai Association, nous fait voyager dans le temps en nous racontant comment son association a vu le jour…

PREMIERE PARTIE : les débuts de la YUAI

Choko : d’où te vient cette passion pour le Japon ?

Lucy : A l’origine, c’est un de mes professeurs de collège, passionné par l’histoire du Japon, qui m’a transmis le virus… Ainsi, dès la fin du collège, je me suis dirigée vers un lycée où l’on pouvait prendre le japonais en LV3, et j’ai tout de suite adoré cette langue. A l’époque, je lisais aussi beaucoup de manga et de littérature japonaise (Kawabata, Murakami, Banana Yoshimoto…). J’ai aussi séjourné deux fois dans ce pays : de 2005 à 2006 dans le cadre de mes études, puis en juillet/Août 2008 pour des vacances.

C : As-tu l’intention de faire de cette passion un métier ?

L : Oui, tout à fait. J’aimerais devenir hôtesse de l’air, et notamment obtenir un poste sur long-courrier secteur Asie, avec Air-France. Mes études m’orientent progressivement vers cette voie. Je souhaite également créer un centre d’accueil franco-japonais.

C : Comment t’es venue l’idée de créer la Yuai Association ?

L : L’idée m’est venue en 2005, lors de mon voyage au Japon. J’étais alors étudiante en langue au sein de la SNG (shinjuku nihongo gakko). Là bas, de nombreux clubs mettaient en place des activités hebdomadaires afin d’aider les étudiants étrangers à mieux connaître la culture japonaise et à élargir leur cercle de connaissances. J’ai tellement apprécié ces organisations, que dès mon retour en France, j’ai cherché des associations proposant des services similaires au Japonais. Je n’en ai trouvé aucune. Alors j’ai mis la main à la pate.

C : Au début, comment imaginais-tu cette association ?

L : Mon idée de départ était de créer un espace d’échanges conviviaux, permettant aux français et aux japonais de se rencontrer et de s’entraîner. A l’origine, je pensais pouvoir me passer de cotisation, et ne miser que sur le bénévolat.

C : As-tu rencontré de nombreuses difficultés, par rapport à ce projet ?

L: Oui. La première a été de trouver deux autres personnes pour créer mon association, et d’apprendre à faire des concessions et à travailler en équipe.

La deuxième a été d’apprendre à déléguer mes responsabilités. Mon voyage en Espagne l’année dernière m’a obligé à le faire, et ce fut bénéfique. J’ai en effet eu la surprise de constater qu’en mon absence, de nombreuses personnes se sont vraiment investies dans l’association pour la faire vivre !

La troisième concerne le matériel : nous avons besoin de locaux, mais divers problèmes de procédure se présentent… Heureusement, nous avons signé des accords de principe avec une école et deux restaurants, qui nous prêtent leurs locaux pour nos activités.

Le dernier problème est celui de l’implication des membres qui, au tout début, ne venaient surtout que pour les cours de langue… Ce n’est que lorsque nous avons mis en place une cotisation annuelle de 25 euros que les membres ont commencé à s’investir réellement. Le fait de payer augmentait leurs exigences par rapport à l’association, et pour compenser ils étaient prêts à donner de leurs temps.

(La suite au prochain billet… ! N’hésitez pas à vous exprimer, en laissant un commentaire)

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