Quand les chevaux s’en mêlent

Aucune idée de comment occuper votre prochain week-end ? Allons… vous ne saviez pas que l’hippodrome de Vincennes organisait un « week-end Japon » les samedi 12 et dimanche 13 février ? Honte sur vous ! Il est grand temps de vous mettre à la page.

Qui aurait cru que des chevaux pouvaient se passionner pour le Pays du soleil levant ? Peut-être même qu’ils lisent des manga en cachette, dans leur box !! Quoiqu’il en soit, après une longue concertation ponctuée de coups de sabots et de menaces de grève, les propriétaires des hippodromes de Vincennes ont cédé sous la pression de leurs pensionnaires… Ils l’ont voulu, ils l’ont eu ! Mais quoi donc ? La tenue d’un week-end Japon au sein de leur domaine, bien sûr.

Conformément à leurs souhaits, l’accent sera mis sur la culture traditionnelle, la gastronomie et la haute technologie. Évidemment, les manga et la musique ne seront pas en reste, même s’ils n’auront pas la vedette, pour une fois. Et c’est justement ce qui fait l’originalité de cet événement, à mon sens. (Décidément, les chevaux ne manquent pas de goût)

Côté culture traditionnelle, on retrouve les arts martiaux, ce sport qui s’exporte si bien à l’étranger. Des démonstrations d’aïkido et de sabre seront organisées, ainsi que des initiations pour les enfants.

Moins ordinaire, on pourra trouver des stands et ateliers d’ikebana. Pour les non-initiés, l’ikebana est l’art de l’arrangement floral. (« ikeru » : faire vivre, « hana » : fleur). La disposition des éléments du bouquet doit respecter une symbolique précise héritée de rituels bouddhistes. L’asymétrie est par exemple très travaillée, car elle renvoie à l’idée de mouvement et de vie. Une fleur ouverte représente l’épanouissement. Un bourgeon ou un bouton évoquent l’avenir. Etc…

Tout aussi original, l’hippodrome proposera des stands et ateliers d’origami, où sera présent Junichi, l’origamiste de notre association, assisté de Diane. Junichi présentera ses œuvres (disponibles à la vente), et tous deux organiseront des démonstrations et des initiations. A noter que leur logo ne sera autre que celui de la Yuai Association ! Pour résumer, c’est un passage absolument obligatoire, vous ne pouvez décemment passer à côté. Wakatta… ?

Les chevaux aiment la mode, eh oui… puisqu’ils lui ont laissé une large place dans leur salon. L’Espace lolita/mode accueillera de multiples jeunes créateurs, ainsi que l’enseigne Harajuku, également présente en France.
Envie d’un petit relookage gratos ? Pas de problème, rdv aux stands coiffure et maquillage… puis au « photocall Japon » pour vous faire photographier. Ensuite, histoire de prolonger cet instant d’extrême superficialité, vous pourrez rencontrer la Miss France 2011 Laury Thilleman, pour un autographe… sur la joue ? (uniquement le dimanche)
Qu’est-ce qu’on dit……. Youpi ???!

Les chevaux aiment les sushi aussi, vous ne le saviez pas ? « Eat sushi » sera présent pour rassasier les visiteurs, et aussi régaler leurs mirettes en réalisant ses sushi devant leurs yeux ébahis. La fabrication de ces petites bouchées de riz et poisson cru n’aura plus de secrets pour vous.

Quelques expositions pourront être admirées, notamment celle de l’illustrateur Benjamin Lacombe (image ci-dessus) et du célèbre manga Nana, publié en France chez l’éditeur Delcourt.

Pour rester dans les manga, vous pourrez faire une pause au manga café installé pour l’occasion dans les locaux de l’hippodrome pour lire, feuilleter ou acheter une des 2000 références présentes.

Vous pourrez également faire vos courses à la boutique de la Maison de la Culture du Japon à Paris, qui exposera et vendra des produits directement importés du Japon. Pour l’occasion, elle proposera aussi des ateliers et happenings musicaux traditionnels.

Et puis bien sûr, on est dans un hippodrome… Ce qui veut dire aussi : visites guidées, baptêmes de poney pour les enfants, courses au trot, grand prix du Japon-prix de France, etc…. Venez admirer les champions du domaine, après tout… C’est grâce à eux tout ça ! Ils méritent bien quelques flatteries.

Invitations pour 2 entrées gratuites avec place de parking à imprimer ici : http://www.hippodrome-vincennes.com/japon/invitation.html

La Chibi, comme si vous y étiez

Ca date un peu, mais le 31 octobre, alors que tout le monde fêtait halloween… La Yuai organisait une sortie à la Chibi Japan Expo. Eh oui, çe se passe comme ça à la Yuai.

Pour tous ceux qui n’ont pas pu s’y rendre (et il y en avait beaucoup, vu que nous n’étions que trois !), voici un aperçu de ce que vous avez raté.

On pourrait aussi appeler cet article « Le périple de Kenza« , vu qu’il n’y a qu’elle qui apparaît en photo (Alexis, nous ne te remercions pas !!), mais faisons comme si de rien n’était. Et remercions Kenza, qui a joué le mannequin toute l’après-midi (merci Kenza.)

L’après-midi a commencé avec une première séance de Para Para (aussi appelé « le coin coin pouet pouet« . Voir la vidéo ci-dessous, à 0:33).
Le Para Para, pour ceux qui ne connaissent pas, est une danse de groupe très populaire au Japon. Il existe des mouvements spécifiques pour chaque chanson, que tout le monde doit suivre en même temps. Nous avions donc un coach pour nous expliquer les gestes. Et nous, faisant fi du ridicule, devions « tenter » de les suivre.

Une petite vidéo de ce que ça peut donner (on a eu droit à cette chanson d’ailleurs):

Ensuite, repas à la japonaise, sur un escalier un peu miteux, en face d’une porte de secours. Pas très glamour, je vous l’accorde. Mais la nourriture l’était, elle.

Des onigiri spécialement préparés par Kenza, des sushi achetés au matsuri du coin, et des étranges (mais savoureux) beignets au poisson amenés par Alexis. (ne t’inquiète pas Alexis, j’ai aussi respecté le droit à l’image de tes beignets 😉 Par contre excuse-moi, on voit un bout de ton genou sur la photo… Mea Culpa.)

Un peu de shopping après manger… Puis direction les tatamis, pour une démonstration d’Aïkido. Encore une fois, Kenza s’est prêtée au jeu et a participé à l’initiation proposée par les ceintures noires. Elle a donc courageusement sacrifié ses deux poignets, tout en gardant le sourire tout au long de l’exercice.

 » Vous voulez essayer ? », nous dit soudain un petit ceinture noire, dont le front, les tempes, et… tout le visage en fait, dégoulinent de sueur. « Euh, non merci, on regarde seulement. »

Et pendant que le féroce adversaire de Kenza la jetait une fois, deux fois, trois fois au sol, nous nous sommes éclipsés pour assister à une démonstration de kimono. C’était plutôt rapide, mais la présentation en valait la chandelle.

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Enfin, nous avons assisté au début du concert de Yuuki, une chanteuse japonaise de pop-rock . Les fans (masculins) du premier rang hurlaient si fort son prénom qu’on craignait de ne pas l’entendre chanter… Mais en fin de compte, Yuuki criait tellement dans son micro que nous avons rapidement été rassurés… Jusqu’à ce que nos tympans crient à l’aide.

C’est sur cette note à la fois criarde et suraiguë, puis sur un ultime exercice de coin-coin-pouet-pouet (pardon… de « Para Para ») que nous nous sommes quittés, laissant Kenza à une dernière séance shopping pour rejoindre le métro…

Je vous l’avais bien dit, que vous auriez du venir !

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