Japon+France = ♥

Sans titre-1

Rien à faire, en ce dimanche triste et nuageux ? Hop là, une petite vidéo sur les liens particuliers qui unissent la France et le Japon ! En plus, si vous apprenez le japonais, ça vous fera travailler : Les passages en français sont sous-titrés japonais, et inversement. Ca dure un peu longtemps (50 minutes) mais c’est très instructif… et émouvant.

Je vous laisse découvrir.

Une fourmi à Tokyo

Ce matin, je fais un petit écart pour vous parler de mon nouveau blog : http://unefourmiatokyo.wordpress.com. En effet, je pars m’expatrier à Tokyo dès la fin de la semaine, pour un an et demi minimum. Ce blog, au contenu journalistique, est destiné à vous présenter le Japon comme vous ne l’avez jamais vu : par les yeux d’une petite fourmi en acier…

Cette petite fourmi s’appelle Ary (蟻), ce qui veut dire « fourmi » en japonais… Elle a un jour surgi d’une curieuse boite en carton, tel superman de son vaisseau… Son objectif : voir du pays ! Infiltrée dans mes bagages, elle tient par-dessus tout à visiter Tokyo, et à détailler ses observations sur un blog. Oui, comme sa maîtresse, cette fourmi est journaliste…

Cet article vous permettra de tout connaître sur les origines de Ary : ICI. Et sur le concept en lui-même, c’est ICI.

Merci d’encourager Ary dans ses aventures !

Quant à moi, malgré mes études de japonais à Tokyo, et peut-être un petit boulot en plus, j‘essaierai autant que possible de continuer à rédiger ce blog, aidée, je l’espère, d’autres membres de la Yuai. Peut-être même, dans l’effervescence de la vie Tokyoïte, deviendrais-je davantage productive !

A bientôt, sur l’un ou l’autre de mes blogs

Hina Matsuri : la fête des filles !

La semaine dernière, les petites japonaises ont eu droit à leur fête : Hina Matsuri ! Revêtues de leur plus beau kimono, elles ont invité leurs amies à boire le thé, devant un décor de poupées souvent onéreuses. Ce jour là, elles étaient toutes des princesses.

Tout a commencé en Chine à une époque reculée… On pensait alors que de vulgaires poupées de papier pouvaient enfermer le mal en leur sein. Aussi, pour se purifier, chacun transférait ses propres démons dans ces artefacts. Les poupées étaient ensuite déposées sur de petites barques, qu’on laissait dériver sur un cours d’eau jusqu’à ce qu’elles aillent se perdre en mer.

Cette tradition fut reprise par les japonais à l’ère Heian (794-1192) : les nobles et les gens de cour se mirent à offrir des poupées aux princesses afin de les préserver des maladies et des mauvais sorts. On appelle également cette fête « Momo no sekku » (la fête des pêchers »), car selon le calendrier chinois (autrefois suivi par les japonais), cette célébration tombe le même jour.

C’est à l’époque Edo (1603-1868) que le festival adopte sa forme actuelle : le 3 mars, les petites filles de chaque maisonnée s’habillent de leur plus beau kimono et invitent quelques amies pour boire le thé et grignoter des pâtisseries traditionnelles. Ce jour là, comme de vraies princesses, elles ont même le droit de boire du sake !! Mais du sake très peu alcoolisé, épais et au goût très sucré.

Ce jour là, on mange des mets bien particuliers. Pour commencer, on peut grignoter des hina-arare, biscuits secs à base du riz soufflé, très colorés et aux parfums variés. Ensuite, on mange les traditionnels sushi… Puis en guise de dessert, on peut déguster des hishi mochi, gâteaux de riz tricolores en forme de diamant (du rouge pour chasser le mal, du blanc pour la pureté, du vert pour la santé).

Parlons à présent de l’élément clef de ce matsuri : le Ohinasama, ou « présentoir de poupées hina-ningyo ». Il s’agit d’une grande estrade en forme d’escalier, recouverte de tissu rouge, sur lequel les familles disposent une série de poupées. Ces hina-ningyo représentent en fait une série de personnages de la cour de l’époque Heian, dont les plus importants sont O-Dairi-sama et O-Hina-sama, l’empereur et l’impératrice, disposés tout en haut de l’estrade. Le couple est parfois accompagné d’un paravent doré, de lampes et arrangements floraux.

Au deuxième niveau du présentoir se trouvent les trois dames de la cour portant des flacons de sake.
Au troisième niveau sont placés cinq musiciens et un chanteur, qu’on reconnaît à son éventail.
Au quatrième, on trouve deux ministres : le Grand Ministre de la Droite (jeune homme) et le Grand Ministre de la Gauche (homme plus âgé).
Au cinquième on peut voir trois samouraïs, protecteurs de la famille impérial et des servantes. Tous sont des buveurs, qui ont (selon leur expression faciale) l’alcool triste, joyeux ou agressif.
Au sixième et septième niveaux sont parfois disposés divers accessoires : miroirs, coffres, foyers à charbon, carrosse, boite à couture…

On offre ces poupées aux petites filles le jour du Hina Matsuri. Si elles en ont déjà, on les ressort du placard (comme elles sont précieuses, on les transmet de génération en génération). Elles sont si onéreuses (environ 1000 euros pour 5 poupées) que souvent, les familles se contentent du couple impérial, ou achètent des versions plus compactes, ce qui règle également le manque de place dans les appartements modernes…

Dans tous les cas, les familles prennent bien soin de ranger le tout le soir même du 3 mars, sinon gare à la malédiction : si les poupées sont toujours exposées le lendemain, les filles de la maisonnée connaîtront un mariage tardif !

Pour finir, une petite chanson traditionnelle : « Ureshii Hinamatsuri » (Joyeuse Hina Matsuri)

Akari wo tsukemashô bonbori ni (Allumons les lanternes)
Ohana wo agemashô momo no hana (Disposons les fleurs de pêchers)
Go-nin bayashi no fue taiko (Les cinq musiciens de la cour jouent de la flute et du tambour
Kyô wa tanoshii Hinamatsuri (Aujourd’hui, c’est la joyeuse journée des poupées)

En vidéo :

Et en live maintenant !

La saint-Valentin au Japon (バレンタインデー)

La Saint-Valentin au Japon ne devrait pas s’appeler « la fête des amoureux »… Mais plutôt « la fête des chocolatiers » ! En effet, ces derniers réalisent une bonne partie de leur chiffre d’affaire à cette occasion.

80 % !! Parmi tous les chocolats importés au Japon depuis l’étranger, 80 % sont vendus lors de la Saint-Valentin. Pas étonnant que les chocolatiers installés dans l’Archipel adoooorent cette fête, et le proclament haut et fort à coups de campagnes publicitaires aussi étourdissantes qu’envahissantes.

D’ailleurs, au commencement, à l’origine de ce tourbillon chocolaté annuel, on retrouve… des campagnes publicitaires, justement. Tout comme le papa noël en costume rouge est une création signée Coca cola, la Saint-Valentin japonaise est née grâce à une série d’opération commerciales étalées sur une vingtaine d’année.

Nul ne sait exactement qui a lancé cette mode au Japon, ni à quel moment remonte sa popularisation. Plusieurs hypothèses circulent quant à son origine :
– une publicité de 1936 de l’entreprise de confiseries occidentales « Morozoff » (モロゾフ), dont le slogan était « Offrez des chocolats à votre valentin » ?
– une campagne publicitaire diffusée par la société « Mary Chocolate Company » intitulée « Valentine Sell »?
– une autre campagne publicitaire datant de 1960, lancée par l’entreprise de confiseries « Morinaga &Company » incitant les clients à offrir des chocolats aux élus de leur cœur ?
– une foire lancée en 1965 par les magasins « Isetan », le jour de la saint-Valentin ? (celle-ci serait l’hypothèse la plus probable)

Ensuite, ce matraquage publicitaire transforma cette fête en véritable tradition. Nul ne peut y échapper ! En tout cas, pas les femmes japonaises, dorénavant obligées d’en offrir à tous leurs collègues masculins et éventuellement à leurs amis, ainsi qu’à leur amoureux…

C’est ça, l’amour ? Non, ça c’est le son des pièces qui tintinnabulent dans la poche des chocolatiers ! Et disparaissent de celles des Japonaises bien élevées. Il n’empêche que cette fête n’en reste pas moins follement romantique au Japon, sans doute grâce à ce petit parfum d’occident qu’elle traine dans son sillon.

Les chocolats offerts ont plusieurs noms, selon les personnes auxquelles ils sont destinés. On distingue notamment :
Les GIRI CHOKO 義理チョコ(« chocolats d’obligation ou de courtoisie »), ceux qu’on offre à tous ses collègues mâles, ce qui peut vider un porte-monnaie en moins de trente minutes.
Les CHÔ-GIRI CHOKO, ce sont des giri choko destinés aux collègues les moins populaires. Ils sont donc très bon marché, mais restent pour autant obligatoires.
Les TOMO CHOKO 友チョコ(tomodachi = ami), les chocolats de l’amitié. On les offre à ses amis garçons, et parfois même à ses amies filles.

Les HONMEI CHOKO 本命チョコ, les chocolats destinés au favori (son petit ami, son mari, le garçon avec qui on aimerait sortir…), qui sont souvent fait main pour prouver à l’élu de son cœur toute l’importance qu’il a pour nous.

Les GYAKU CHOKO 逆チョコ (chocolats contraires) offerts depuis peu par certains hommes à leur bien-aimée.

A noter que l’emballage est aussi important que les chocolats offerts… D’autre part, offrir des chocolats à plusieurs personnes est un bon moyen pour les plus timides de dévoiler discrètement ses sentiments à celui qu’elles aiment… D’où le fait qu’il faut soit se ruiner en chocolats de luxe (belges ou français), soit les faire soi-même, pour qu’ils puissent se distinguer des « chocolats d’obligation »…

Et les hommes, dans tout ça ? Ils calculent et comparent le nombre de boites reçues, ce qui représente leur popularité auprès de la gente féminine ! (ça me rappelle le manga Love Hina, dans lequel Keitaro était devenu un spécialiste des énormes gâteaux au chocolat, qu’il se fabriquait à chaque saint-valentin pour ne pas perdre la face). C’est donc à celui qui a le plus de boites ! Mais attention, ça reste un sujet délicat, qui ne doit pas être rendu public pour ne pas vexer ceux qui n’ont quasiment rien reçu…

Tss…

Un mois après, le 14 mars, c’est le White Day, inventé en 1980. Ce jour là, les hommes sont « censés » rendre la pareille aux femmes qui leur ont offert des chocolats. Sauf que la valeur des cadeaux qu’ils retournent à ces dames doit être trois fois égale à celle des chocolats offerts ! D’où leur nom : sanbaigaeshi (三倍返し), san = 3.
Pas étonnant que cette tradition soit de moins en moins suivie par ces messieurs, qui la jugent souvent trop onéreuse… et qui vont parfois jusqu’à refuser des chocolats, pour ne pas avoir à piocher dans leur porte-monnaie le mois suivant !

Quant aux plus galants, ce sont des cadeaux de couleur blanche qu’ils offrent en retour : sucreries, fleurs, lingerie…. Et un ruban blanc à l’élu de leur cœur, mais qui ne le sait pas encore. Si cette dernière l’a noué quelque part (cheveux, poignets, sac…) avant la fin du White Day, c’est qu’elle partage ses sentiments.

Si commercial… Mais si romantique quand même !!

Joyeuse saint-Valentin à tous !

Le nouvel an japonais, en vidéo

Pour vous donner une idée un peu plus imagée de ce à quoi ressemble la soirée du nouvel an au Japon, voici une petite brochette de vidéos trouvées sur youtube ! Pour plus de précisions sur le nouvel an au Japon, voir l’article précédent.

Un compte à rebours à la tour de Tokyo, le 31 décembre dernier :

Dans un temple bouddhiste, quand des japonais viennent sonner chacun à son tour la cloche d’un temple :

Un exemple d’émission variété que regardent les familles le 31 au soir, en attendant minuit :

Et pour finir, une petite vidéo chou-niaise et trop mal filmée d’un groupe d’enfants à chapeaux pointus chantant une chanson du nouvel an :

Oshogatsu, le nouvel an au Japon

Tout comme la France se trouve à l’extrême opposé du Japon, les coutumes aussi sont inversées. En effet, Le Nouvel An japonais, à la fois religieux et familial, ressemble au noël européen, et vice versa !

Au Japon, les préparatifs du jour de l’An commencent bien avant le 31. Dans ce pays, changer d’année, c’est comme déménager : on fait le ménage dans son ancien logement avant d’investir sa nouvelle demeure.

Pour faire ce fameux ménage, ce grand nettoyage d’hiver, les japonais commencent par régler leurs dettes dès l’approche du fatidique 31 décembre. Ils rendent tout ce qu’ils ont emprunté pendant l’année, et organisent une fête entre amis et collègues (le « bonenkai ») pour oublier les problèmes, se remercier et se souhaiter bonne chance pour les douze prochains mois.

Les japonais offrent également des cadeaux aux personnes avec lesquelles ils veulent conserver de bonnes relations amicales ou professionnelles. Il s’agit souvent de produits alimentaires, ce qui arrange tout le monde à l’approche des fêtes. Cette période pendant laquelle on distribue des présents à son entourage s’appelle « Seibo ».

Ce ménage n’est pas que métaphorique. Il passe aussi par un grand nettoyage de la maison, le « osoji », destiné à purifier la maison. On aère, on range, on retire les objets abimés, et on décore la maison avec des objets aussi sacrés qu’onéreux.

Par exemple, le « shimenawa », une corde de paille de riz tressée, que l’on place à l’entrée de sa maison. Ces cordes marquent en général un lieu sacré.
Les « kado-matsu », branches de pins disposées autour de trois bambous coupés, se placent de chaque côté de la porte pour encourager Toshigami-sama, le dieu du nouvel an, à entrer et à protéger le foyer.
Enfin, le « shimekazari » est un dérivé du shimenawa, complété par une représentation de crevette (symbole de longévité) et d’un kaki (symbole de prospérité). Il se place également à l’entrée du logement pour préserver ce dernier des impuretés.

Les japonais envoient aussi une tonne de cartes de vœux, à toutes leurs connaissances, autant familiales, qu’amicales et professionnelles… La poste met un point d’honneur à les stocker autant que nécessaire pour qu’elles soient délivrées le matin de la nouvelle année.

Et le 31 au soir, que font les japonais ? Ils se réunissent en famille pour manger le repas du réveillon, assez modeste puisqu’il est souvent composé d’un bol de soupe aux nouilles. On reste ensuite assis devant la tv jusqu’à minuit en regardant des émissions de variété où les chanteurs se disputent l’écran avec des feux d’artifice.

Les jeunes vont parfois assister aux divers comptes à rebours qui ont lieu dans les quartiers animés. Quant aux japonais les plus traditionnels, ils se rendent dans un temple bouddhiste pour sonner à tour de rôle 108 coups de cloche dès que minuit sonne. Ces derniers symbolisent les 108 passions, principaux obstacles de l’homme dans sa quête de l’illumination. L’amazake, une boisson chaude et alcoolisée à base de riz fermenté est offerte par le temple pour se réchauffer.

En général, la nuit est courte, puisqu’il est d’usage de se lever très tôt pour admirer le premier lever de soleil de l’année, de préférence sur l’océan. Les plages sont souvent envahies par de jeunes japonais, juste avant l’aube.

Le petit déjeuner traditionnel du 1er janvier est souvent royal, et le sake coule à flot ! Eh oui, dès 9h du matin… Ensuite, les japonais ont trois jours fériés, dont ils profitent pour faire leur première visite au temple shinto.

Attention, il va falloir jouer des coudes, car il y a foule dans les temples ! Surtout le matin du 1er janvier. Les plus célèbres rassemblent parfois plusieurs millions de personnes. Les japonais en profitent pour faire des offrandes, prier, purifier leur âme en se plaçant sous la fumée de l’encens, acheter des o-mikuji (petits bouts de papier sur lesquels sont inscrits des prédictions. Si elles sont mauvaises, il faut les accrocher à un arbre.) ou des amulettes protectrices. Les japonais aiment également sonner la cloche pour célébrer la nouvelle année mais pour ce faire, il faut souvent attendre des heures dans une queue interminable…

Enfin, repas traditionnels sont au menu pendant ces trois jours… Le « osechi ryōri » fait partie de ces plats de fête : il rassemble plusieurs condiments joliment arrangés dans une boite en laque. Quant a « zōni », il s’agit d’une soupe aux ingrédients variés, servie avec des gâteaux de riz ou à base de pate de poisson.

Dernière coutume un peu surprenante : le « hatsuyume », ou premier rêve de l’année. Il s’agit du rêve que l’on fait la nuit du 1er au 2 janvier. Cette nuit là, les japonais espèrent qu’ils rêveront de mont fuji, de faucon ou bien d’aubergine, car chacun de ces trois éléments est un bon présage pour l’année à venir…

Ainsi, je vous encourage dès à présent à penser très fort à un grand plat d’aubergines, afin que vos prochains rêves en soient peuplés et que l’année 2011 vous soit heureuse.

Bon réveillon à tous !   (pour un article plus détaillé, cliquez ici 🙂 )

Meri kurisumasu, minna-san

Pour ce 24 décembre, je vous propose quelques chants de noël remixés à la mode japonaise. Du Morning Musume, du Aki Maeda et du Ayumi Hamasaki au menu. C’est très naïf, mais ça donne une idée de l’ambiance qui règne dans l’Archipel à cette période de l’année !

Commençons par Aki Maeda, une actrice ayant notamment joué dans Battle royale. Elle est aussi chanteuse, et a déjà enregistré un certain nombre de disque.

Passons maintenant à Ayumi Hamasaki, ancienne idol et actrice, actuellement auteur compsitrice et interprete. Les médias japonais la surnomment la « reine de la J-pop ».

Enfin, deux vidéos des morning musume, un groupe de J-pop composée d’idols dont les membres changent assez souvent. La première est à l’eau de rose, la deuxième est… plus spéciale. Je vous laisse découvrir. En prime, une petite interview pour ceux que ça intéresse : ICI

!! Happy Christmas !!

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